Le Blog d'Annik

méditations libres sur le sens de la vie, sur la foi...

09 novembre 2006

Le corps

1 Co 3, 9b-11.16-17
Frères, vous êtes la maison que Dieu construit. Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m'a donnée, j'ai posé les fondations. D'autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit.
Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ. N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.

Jn 2, 13-22

Comme

la Pâque

des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »

Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Dans ces deux textes il est beaucoup question de corps. En cette époque où le corps est Dieu : refus de vieillir, culte de la beauté du corps, industrie cosmétique, remède miracle pour garder la ligne, occultation de la maladie et de la mort… Un corps dieu et nié dans sa réalité bien humaine, je continue à me dire mais de quel corps est-il question ?
Et pourtant je me souviens combien j’avais été émerveillée le jour où j’avais découvert justement dans ces textes ce que représentait le corps. Nous sommes le corps du Christ : je suis le corps du Christ ! A cette découverte émerveillée j’ai toujours associé une grande responsabilité : en être vraiment une icône. Et pour cela je devais connaître mieux ce que j’étais en me plongeant dans la contemplation de l’image bien humaine du Christ que me donnait les Évangiles… Quatre portraits du Christ dans ces Évangiles et aussi la contemplation de mes frères icônes eux aussi de ce Christ qui était devenu mon compagnon de route.
Je cherche ton visage, ton reflet ô mon Dieu et pour cela je te guette jour après jour dans les écritures, dans mes frères mêmes défigurés et je sais que nous sommes ton reflet. Un peu de toi en nous mon Dieu et ce corps devient ton Temple et se libère de bien des esclavages.
Et je comprends plus ta colère, notre colère quand justement ce corps devient l’objet de bien des idolâtries et de trafics bien juteux.
Laissons-nous habiter par l’Esprit…  

Posté par Agrand à 06:19 - Parole de Dieu - Commentaires [0] - Permalien [#]

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