Le Blog d'Annik

méditations libres sur le sens de la vie, sur la foi...

16 novembre 2007

Cet amour

Cet amour

 

Cet amour

Si violent

Si fragile

Si tendre

Si désespéré

Cet amour

Beau comme le jour

Et mauvais comme le temps

Quand le temps est mauvais

Cet amour si vrai

Cet amour si beau

Si heureux

Si joyeux

Et si dérisoire

Tremblant de peur comme un enfant dans le noir

Et si sûr de lui

Comme un homme tranquille au milieu de la nuit

Cet amour qui faisait peur aux autres

Qui les faisait parler

Qui les faisait blêmir

Cet amour guetté

Parce que nous le guettions

Traqué blessé piétiné achevé nié oublié

Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié

Cet amour tout entier

Si vivant encore

Et tout ensoleillé

C’est le tien

C’est le mien

Celui qui a été

Cette chose toujours nouvelle

Et qui n’a pas changé

Aussi vraie qu ‘une plante

Aussi tremblante qu’un oiseau

Aussi chaude aussi vivante que l’été

Nous pouvons tous les deux

Aller et revenir

Nous pouvons oublier

Et puis nous rendormir

Nous réveiller souffrir vieillir

Nous endormir encore

Rêver de la mort

Nous éveiller sourire et rire

Et rajeunir

Notre amour reste là

Têtu comme une bourrique

Vivant dans le désir

Cruel comme la mémoire

Bête comme les regrets

Tendre comme le souvenir

Froid comme le marbre

Beau comme le jour

Fragile comme un enfant

Il nous regarde en souriant

Et il nous parle sans rien dire

Et moi je l’écoute en tremblant

Et je crie

Je crie pour toi

Je crie pour moi

Je te supplie

Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment

Et qui se sont aimés

Oui je lui crie

Pour toi pour moi et pour tous les autres

Que je ne connais pas

Reste là

Ne bouge pas

Ne t’en va pas

Nous qui sommes aimés

Nous t’avons oublié

Toi ne nous oublies pas

Nous n’avions que toi sur la terre

Ne nous laisse pas devenir froids

Beaucoup plus loin toujours

Et n’importe où

Donne-nous signe de vie

Beaucoup plus tard au coin d’un bois

Dans la forêt de la mémoire

Surgis soudain

Tends-nous la main

Et sauve-nous.

 

Jacques Prévert

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13 juillet 2007

goût d'éternité

regard

«Qu’est-ce qu’il y a donc d’éternel dans cette vie ?

Qu’est-ce qui a le goût d’éternité ?

L’éveil d’un être humain, quand il sort de sa ténèbre.

L’amour quand il aime par-delà la défaillance de l’amour.

La pensée juste, quand elle défait l’aveuglement et sauve de la tristesse.

La joie pure de voir le monde naissant au matin, hors de notre cruauté.

La musique, l’œuvre peinte, quand elles sont pures.

Le visage quand il ne dit plus que la présence.

La main quand elle s’ouvre.

 

Maurice Bellet

Posté par Agrand à 19:56 - poésie - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 avril 2007

A fleur de visage

anon_16


je suis de glaise

Tu es de souffle
je suis de cendre
Tu es de braise
je suis de miettes
Tu es de pain
je suis de larmes
Tu es de source
je suis d'impasses
Tu es le chemin
je suis d'absence
Tu es de veille
je suis de houle
Tu es la paix...
viens rouler la pierre
de mes enfermements
que Ta vie enfin
traverse de Toi à moi!
Francine Carrillo

Posté par Agrand à 23:14 - poésie - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 mars 2007

Pourquoi m'as-tu abandonné?

croixbig


Fatigué

Paroles : Renaud Séchan. Musique : Renaud Séchan, Franck Langolf 1985

 

Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué

Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué

Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué

Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent

Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées

Fatigué, fatigué
Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée

Fatigué, fatigué


 

Fatigué oui mais...
Un arbre de vie se profile à l'horizon... Dieu nous rejoint dans nos fatigues... Dieu en Jésus, en nos frères,en nous est mis à mort, est mis à mal... Ne passons pas trop vite sur cette mise à mort... Osons contempler toutes les croix de notre monde... Osons regarder nos croix, les partager... Trouverons nous, sur notre chemin, une écoute bienveillante, une main tendue qui nous permettra d'éclore à la vie?

A tout moment

tu me prononces
et je suis
tu me regardes
et je souris

et me voici
rose entre tes mains
tirée
du vrai rien

Je ne suis pas grand chose
mais tu te souviens de moi

Ô Dieu
est-il pour toi
plus beau cadeau
que cette éclosion?

Thierry Piet  dans "Les Jours sans Bagages" 2004

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31 décembre 2006

Cela m'étonne...

    Cela m'étonne toujours, dit Dieu

 

confiance


Cela m'étonne toujours, dit Dieu d'entendre les gens dire - Nous sommes mariés l... Comme si on se mariait un jour ! Laissez-moi rire. Comme si on se mariait une fois pour toutes. Ils croient que c'est arrivé, et qu'ils peuvent vivre, vivre de leurs rentes d'amour de gens mariés.


Comme si on se mariait un jour. Comme s'il suffisait de se donner une fois, une fois pour toutes. Comme si moi-même, j'avais fait le monde en un jour ; comme s'il ne fallait pas, à tout prix, par un bon sens enfin, se marier tous les jours que je fais.

Les hommes ne doutent de rien ! Deux moitiés ont tant à marier ! Quand on a été vingt ans seul, jeune homme seul, jeune fille seule, si différents, de souches étrangères l'une à l'autre depuis des générations d'antan. Que de choses à donner et à recevoir. Que de choses à recevoir et à donner, mes enfants !

                    Charles PÉGUY

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24 décembre 2006

Dieu allait prendre chair

nativite

Patrice de

la Tour

du Pin

Dieu allait prendre chair


Un jour des âges,
Il y eut un éclair
Né de la fin des temps,
Le grand message
Du ciel à tous les Anges :
Dieu allait prendre chair.

 

Nul ne surprit
Sur de plus hauts sommets,
L'émissaire de gloire :
Il descendit
Dans le cours de l'histoire :
Rien n'y parut changé.

 

Il approcha
Du secret de la vie
Que Dieu se réservait.
L'ange toucha
Celle qui le gardait
Et l'ombre tressaillit

 

En ce jour là,
S'il n'y eut qu'une chair
Pour recevoir l'Aurore,
Partout monta
L'espoir de faire corps
Enfin à la lumière.

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05 décembre 2006

Dites, si c'était vrai

Dites, si c’était vrai
Dites, dites, si c'était vrai
S'il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c'était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l'or, la myrrhe, l'encens
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai tout ce qu'ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai ce qu'ils racontent les petits enfants
Le soir avant d'aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c'était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c'est tellement beau tout cela
Quand on croit que c'est vrai.

Jacques Brel

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18 octobre 2006

Cet amour

Cet amour

 

Cet amour

Si violent

Si fragile

Si tendre

Si désespéré

Cet amour

Beau comme le jour

Et mauvais comme le temps

Quand le temps est mauvais

Cet amour si vrai

Cet amour si beau

Si heureux

Si joyeux

Et si dérisoire

Tremblant de peur comme un enfant dans le noir

Et si sûr de lui

Comme un homme tranquille au milieu de la nuit

Cet amour qui faisait peur aux autres

Qui les faisait parler

Qui les faisait blêmir

Cet amour guetté

Parce que nous le guettions

Traqué blessé piétiné achevé nié oublié

Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié

Cet amour tout entier

Si vivant encore

Et tout ensoleillé

C’est le tien

C’est le mien

Celui qui a été

Cette chose toujours nouvelle

Et qui n’a pas changé

Aussi vraie qu ‘une plante

Aussi tremblante qu’un oiseau

Aussi chaude aussi vivante que l’été

Nous pouvons tous les deux

Aller et revenir

Nous pouvons oublier

Et puis nous rendormir

Nous réveiller souffrir vieillir

Nous endormir encore

Rêver de la mort

Nous éveiller sourire et rire

Et rajeunir

Notre amour reste là

Têtu comme une bourrique

Vivant dans le désir

Cruel comme la mémoire

Bête comme les regrets

Tendre comme le souvenir

Froid comme le marbre

Beau comme le jour

Fragile comme un enfant

Il nous regarde en souriant

Et il nous parle sans rien dire

Et moi je l’écoute en tremblant

Et je crie

Je crie pour toi

Je crie pour moi

Je te supplie

Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment

Et qui se sont aimés

Oui je lui crie

Pour toi pour moi et pour tous les autres

Que je ne connais pas

Reste là

Ne bouge pas

Ne t’en va pas

Nous qui sommes aimés

Nous t’avons oublié

Toi ne nous oublies pas

Nous n’avions que toi sur la terre

Ne nous laisse pas devenir froids

Beaucoup plus loin toujours

Et n’importe où

Donne-nous signe de vie

Beaucoup plus tard au coin d’un bois

Dans la forêt de la mémoire

Surgis soudain

Tends-nous la main

Et sauve-nous.

 

Jacques Prévert

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26 septembre 2006

Refrains enfantins

Refrains enfantins

 

Des petites filles courent dans les couloirs du théâtre en chantant

 

Ouh ouh

ouh ouh

C’est la chanson du loup garou

où où

quand quand

comment comment

pourquoi pourquoi

Ouh ouh

ouh ouh

C’est la chanson du loup garou

Il pleut Il pleut

Il fait beau

Il fait du soleil

Il est tôt

Il se fait tard

Il

Il

Il

toujours Il

Toujours Il qui pleut et qui neige

Toujours Il qui fait du soleil

Toujours Il

Pourquoi pas Elle

Jamais Elle

Pourtant Elle aussi

souvent se fait belle !

 

Jacques Prévert

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09 septembre 2006

La vie

La vie est une chance, saisis-la,
La vie est beauté, admire-la,
La vie est béatitude, savoure-la,
La vie est un rêve, fais-en une réalité,
La vie est un défi, fais lui face,
La vie est un devoir,accomplis-le,
La vie est un jeu, joue-le,
La vie est précieuse, prends-en soin,
La vie est une richesse, conserve-la,
La vie est amour, jouis-en,
La vie est un mystère, perce-le,
La vie est promesse, remplis-la,
La vie est tristesse, surmonte-la,
La vie est un hymne, chante-le,
La vie est un combat, accepte-le,
La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps,
La vie est une aventure, ose-la,
La vie est un bonheur, mérite-le,
La vie est la vie, défends-la
LA VIE EST LA VIE, DEFENDS-LA

Mère Térésa

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