13 septembre 2007
De retour
Cela fait un bout de temps que je n'ai rien écrit...
Et pourtant la vie continue...
Une opération en juillet de l'homme avec qui je partage ma vie... Tout a été fait à temps mais c'est comme un rappel: tout est fragile... La vie doit se vivre en plénitude.
Quinze jours à la montagne avec ma fille et ma petite fille: la vie continue et s'ouvre à l'infinie.
Un mois avec ma belle mère Marie Louise dans ses mêmes montagnes: oui, la vie est une continuité... oui l'infini et la finitude m'interpellent...
Une nouvelle année scolaire.... une nouvelle classe et des enfants à découvrir. Une grande joie aujourd'hui j'ai pu parler avec eux du sens de la vie, de religion... Ils avaient la réputation d'être rebelles, ininterressés par tout ce qui est spirituel... mais j'ai trouvé devant moi des enfants heureux d'être pris au sérieux, heureux de pouvoir parler et de questionner. En définitive plus ils sont rebelles plus ils me plaisent... Ils ressemblent à leur maîtresse.
Voilà simplement quelques photos de ma petite fille que je vais garder ce week end alors que je devrais travailler sérieusement ma semaine de classe! Mais quelle joie et quel apaisement que ces moments avec elle.
01 mars 2007
un diagnostic spirituel
Un diagnostic spirituel
C’est toujours l’inconnu qui fait peur. Si
je ne connais pas l’autre, je me sens dans l’incapacité d’anticiper ses
réactions, et je risque de développer une relation de méfiance. Trop de propos
tenus sur la crise des banlieues de l’automne dernier traduisent le
méconnaissance totale de ce que vivent les jeunes dont une part importante est
issue de l’immigration maghrébine et africaine, et est attachée à l’islam.
La France
Quand les adultes organisent la société
en ne permettant plus aux jeunes de différents horizons de se rencontrer, il n’y
a pas à s’étonner de la montée de la violence. Des jeunes qui s’ignorent
commencent à se faire peur, et la peur de l’autre est souvent synonyme de
violence. Dépasser cette peur, c’est prendre conscience que, quelle que soit l’ampleur
des différences culturelles et religieuses, l’autre est porteur de la même
humanité que moi. On se trouve ici au cœur du concept de fraternité. La
fraternité est différente de l’amitié, car on choisit ses amis, mais non ses
frères. Elle signifie bien plus que la solidarité, car on peut être solidaire
sans se sentir en position d’égalité.
Construire une société capable de
vaincre la peur de l’autre, c’est bâtir une société fraternelle. La devise de
notre République française est « Liberté, Égalité, Fraternité. Mais ce
trois notions ne sont pas similaires. Les deux premières décrivent des droits,
la troisième décrit un devoir. Et si le devoir de fraternité s’estompe, les
droits fondamentaux que sont la liberté et l’égalité deviennent aussi menacés. La
crise actuelle de la société peut se lire comme une crise de la fraternité






